La Cour du Roi Baudouin voit errer en son sein, un personnage somme toute singulier. Les jardins abritent ses rêveries … pardon méditations, plus que régulières. En effet, s’il est un mot qui peut le mieux décrire Ali Al Salim, fils d’Harun, c’est bien le repos : chaque coin un tantinet confortable mérite d’être célébré d’une sieste réparatrice ; telle est sa devise. Après tout, il faut bien honorer l’oeuvre du Tout Puissant.
Mais ne vous y trompez pas, derrière son allure débonnaire, Ali est le médecin personnel du Roi : non content de supporter ses humeurs, il les soigne.
Habile manieur de sabre, notre ami est surtout un expert de la plume et des aiguilles. Originaire du puissant Califat Fatimide, Ali Al Salim a étudié très tôt l’art de guérir. Les théories de Galien, Rhazes et d’Avicenne n’ont aucun secret pour lui. Il vous en parlera d’ailleurs avec une passion extrêmement contagieuse. Passé un temps par l’école de Cordoue où il pu rencontrer le talentueux chirurgien Abdulcassis, Al Salim est un habitué des Bîmaristans (établissement charitable musulman destiné à soigner et offrir l’hospitalité aux individus victimes d’une atteinte à leur santé). Il prit un temps la responsabilité d’un hôpital du Caire, notamment connu pour les soins qu’il dispensait aux aliénés.
Les circonstances de sa rencontre avec l’armée du Roi Baudouin de Jérusalem, et son arrivée en Terre Sainte, demeurent, très honnêtement, assez floues … Certains penchent pour une révélation, d’autres maintiennent qu’il s’agit là d’un pari manqué. Toujours est-il que le Maréchal Sadon décela en ce sarasin oisif des compétences hors du commun. Après tout, les médecins arabes en ce temps étaient de véritables savants aux connaissances encyclopédiques : poésie, astronomie, théologie, herbologie …
Sa tenue se veut sobre, légère et pratique : longue tunique de lin, ample sarouel et babouches confortables.

